L’Atelier des Canulars
91 rue Montesquieu, 69007 Lyon
Prix libre
En présence de Gérard Leblanc, Professeur des universités à L’Ecole Nationale Supérieure Louis Lumière, il a co-fondé la revue de cinéma militant Cinéthique (1969-1985), réalisateur et auteur de nombreux ouvrages sur la poésie, le cinéma et la télévision (Une esthétique de la déstabilisation, L’entreVues, Trajectoires, Presque une conception du monde…)
"A la demande, formulée par David Yon, de revenir sur l’expérience du groupe et de la revue Cinéthique, il m’a semble pertinent de mettre en regard deux films relevant de dynamiques sociales et subjectives très différentes : "Bon pied, bon oeil et toute sa tête" (réalisé en 1978 dans le cadre de Cinéthique, avec le comité de lutte des handicapés et le groupe information asile) et "Un autre horizon" (réalisé avec Catherine Guéneau dans le cadre de l’association Médias Création Recherche avec des agrobiologistes et des chercheurs en microbiologie des sols et en éthologie). Au delà de leurs différences, qu’il sera intéressant d’envisager et d’analyser, il s’agit de films où le cinéma ne se pense comme tel que pour contribuer à la réalisation d’objectifs extérieurs au cinéma. Ce sera donc l’occasion de remettre encore une fois en discussion et en débat la question de la militance au et par le cinéma." Gérard Leblanc
Bon Pied, Bon Œil et toute sa tête
Un film de Gérard Leblanc
1978 - France - 87 minutes - Super 8 mm
Trajet en voitures pour se rendre au travail, travail : les accidents provoqués par le système productif engendrent parfois des handicaps. Pertes et profit d’une force de travail que cette société traite en marchandise : remettre au travail. Même avec un moignon, un geste productif est toujours possible ! Le film, réalisé en liaison avec le Comité de Lutte des Handicapés et les Psychiatrisés en Lutte, renverse notre vision des choses et nous invite à détruire la société qui nous détruit". Un film salutaire !
Un autre horizon
Réalisation : Gérard Leblanc, Catherine Gueneau
France, 2010, couleur, 57 minutes
L’autre horizon, c’est d’abord celui de la terre, d’une terre vivante qu’il faut (ré) apprendre à connaître pour mieux interagir avec elle tout en la préservant.
L’autre horizon, c’est aussi la voie tracée aujourd’hui par les producteurs en agriculture biologique.
Plus d’informations sur www.mediascreationrecherche.com
Document :
Samedi 20 novembre à 15h
Médiathèque de Vaise
place Valmy, 69009 Lyon
Entrée libre
* La maison est noire
Film de Forough Farrokhzad
Iran, 1962, 22 min, persan sous titré en français
« Ce monde est plein de laideur. Il y en aurait encore davantage si l’homme en détournait les yeux. » (Forough Farrokzad)
Tournée dans une léproserie près de Tabriz, La Maison est noire, unique
film réalisé, à l’âge de 27 ans, par la poétesse irannienne Forough
Farrokzad a été célébrée par plusieurs générations de cinéastes et de
critiques comme l’un des plus grands films iraniens jamais tournés. Il a
remporté le Grand prix au Festival Oberhausen en 1963.

** Les Mains Négatives
Film de Marguerite Duras
France, 1979, 18 min
Projection en 16mm
« Nous avons tourné à la mi-août, Paris n’étant relativement vide qu’une semaine par an. Pendant les 45 minutes du travelling entre six heures et quart et huit heures moins le quart du matin, à part une prostituée boulevard Magenta, on n’a rencontré que des noirs, quelques femmes de ménage portugaises du côté de l’Opéra, celles qui nettoient les banques, quelques loubards aussi, quelques sans-abri. Depuis l’Indochine, depuis ma jeunesse, je n’avais jamais vu une telle population coloniale réunie dans un seul endroit. L’amour c’est à eux qu’il s’adresse. »
Marguerite Duras
*** Méditerranée
Film de Jean-Daniel Pollet
France, 1963, 45 min
Réalisé avec la collaboration de Volker Schlöndorf. Texte de Philippe Sollers.
« Pour Méditerranée, j’ai fait un voyage de trois mois et demi, parcouru quinze pays autour du bassin méditerranéen mais j’ai refusé d’emblée de faire un documentaire. »
Jean-Daniel Pollet
« Dans cette banale série d’images en 16 mm, c’est à nous maintenant de savoir retrouver l’espace que seul le cinéma sait transformer en temps perdu... ou plutôt le contraire... car voici des plans lisses et ronds abandonnés sur l’écran comme un galet sur le rivage... puis comme une vague, chaque "collure" vient y imprimer ou effacer le mot souvenir, le mot bonheur, le mot femme, le mot ciel... La mort aussi puisque Pollet, plus courageux qu’Orphée, s’est retourné plusieurs fois sur cette "angel face" dans l’hôpital de je ne sais quel Damas. »
Jean-Luc Godard, Les Cahiers du cinéma n°187, 1967
Documents :
- Impressions anciennes, texte de Jean-Luc Godard, 1967
- Méditerranée, texte de Philippe Sollers, 1963



















