Akram Zaatari est né en 1966 à Saida au Liban. Il vit et travaille à Beyrouth. Son travail a été présenté lors d’expositions personnelles (2009 Kunstverein Munich ; 2007, Art Basel ; 2005, Grey Art Gallery, New York ; 2004 Portikus, Frankfurt ; 2002, Palais des Beaux Arts, Brussels) et collectives (2008, Centre Georges Pompidou, Paris ; 2007, 52. Biennale, Venise ; 2006, Biennale de Sao Paulo, Gwangju Biennale, Corée ; Biennale de Sydney).
L’œuvre d’Akram Zaatari interroge le contexte politique et sociale du Liban de l’après-guerre civile, et se trouve en partie consacrée à la question des mouvements de résistances nationaux, ainsi qu’à la représentation erronée des conflits renvoyée par les médias dans cette région.
Co- fondateur de la Fondation Arabe pour l’Image à Beyrouth, la collecte, l’archivage et l’analyse de la production visuelle liée à l’histoire accidentée de la modernité au Moyen Orient sont des éléments constitutifs de sa démarche.
Tariq Teguia est né en 1966 à Alger et a suivi des études de philosophie. En 1992, il co-réalise avec son frère Yacine Teguia Kech’mouvement, un court métrage de fiction. Une question dans ce film : fuir, mais où ?
Il revient à Paris fin 1992, devient assistant photographe de Krysztof Pruszkowski, activité qui se double de travaux photographiques personnels.
En 1995, il fait une première tentative pour tourner Le Chien, un scénario co-écrit avec Serge Milan et Lali Maloufi (qui joue dans ses deux premières fictions) et produit par Yacine Teguia. La pellicule ayant été saisie par les douanes algériennes, le film ne pourra se faire. Durant l’été 1996, il réalise d’autres travaux photographiques et images vidéo, qui sont la matière d’un film en collaboration avec un graphiste et un musicien, Ferrailles d’attente. Il réalise un autre court en 2002 : Haçla (La clôture).
En 2006 sort son premier long métrage Roma wa la n’touma (Rome plutôt que vous). En 2009, sort en France son second long-métrage Inland (prix Fipresci Festival de Venise 2008).
François Cheval est directeur du musée Nicéphore Niépce (Chalon-Sur-Saône) consacré à l’histoire et aux usages de la Photographie.
« Je n’ai eu de cesse de rappeler ces dernières années que j’étais né un an après la mort de Staline et quelques mois après la défaite de Diên Biên Phû, en 1954 donc, sous le double signe de l’anti-stalinisme et de l’anticolonialisme.
Des études de sociologie et d’anthropologie, et une pratique politique dans les années 70, ne m’avaient pas préparé directement au métier de conservateur de musée.
Et le cours des choses s’étant modifié, par la volonté de la gauche au pouvoir, je suis rentré dans le corps des conservateurs ; mais à bien y regarder ce que j’ai appris hors et dans l’université a, je crois, déterminé ma pratique.
Marcel Mauss m’a révélé le marché de l’art, P. Bourdieu a éclairé la photographie des amateurs, Baudrillard m’a enseigné la nature politique des signes et Boulgakov a trouvé sa place aux côtés de Karl Marx.
Aujourd’hui, je vois dans les premiers paparazzis des anarchistes, des personnages d’Accatone. Et quand je rentre dans les images de Giacomelli, je suis comme un indien des plaines : je vole.
Finalement, je ne suis qu’un mauvais anthropologue perdu dans les couloirs du musée. »
www.museeniepce.com
Rachida Triki est professeur de philosophie et d’esthétique, présidente de l’Association Tunisienne d’Esthétique et de Poïétique, vice-présidente de la Société Internationale de Poïétique. Elle a publié plusieurs ouvrages dont L’image, ce que l’on voit, ce que l’on crée ; L’esthétique et la question du sens ; L’esthétique du temps pictural. Critique d’art, elle a co-produit une vingtaine de moyen métrages pour la télévision sur des peintres tunisiens dans leur atelier. Elle est également commissaire d’exposition d’art contemporain.
Martine Rousset nait le 29 mai 1951 à Montpellier, et réside à
Sète jusqu’en 1975. Etudie la philosophie et le cinéma à l’Université Paul
Valery de Montpellier. Cinéaste de la lumière et de l’écrit, elle
travaille le film depuis 1977, oeuvre au département audiovisuel du Musée d’Art Moderne de la ville de Paris, auprès de Suzanne Pagé, ce depuis 1978, alliée de Light cone et de l’Abominable.
www.rou.moonfruit.fr
Samir Youssef, un jeune écrivain et plasticien. Aussi jeune que vous semble être le chiffre 23. S’est échappé il y a 7 ans de son lointain village du nord du Liban pour se construire et aborder de nouvelles perspectives sur l’art moderne et l’écriture.
Impressionné par le séparatisme et le chaos global, je propose dans mon travail des points de vues politiques/sexuels autour de la guerre, principalement à travers les individus qui la vivent.
Ses textes ont été écrits dans l’atelier de photo & écriture réalisé par Déborah Kempczynski lors de TRIPO 08, un laboratoire de création qui s’est déroulé en août 08 à Tripoli. Ces ateliers ont donné lieu à un livre - PUZZLE - publié à Beyrouth en 2009.
Frédérique Devaux est l’auteur d’une trentaine de films expérimentaux et de documentaires depuis 1980 distribués dans diverses coopératives et achetés par différents musées. Son travail reflète la préoccupation d’un relief que celui-ci soit imaginaire ou réel, par la juxtaposition de matières, voire d’œuvres, elles-mêmes enchâssées dans d’autres réalisations, abritant à leur tour des fragments en trompe-l’œil, ou de l’ordre du fractionnisme, vers l’infini. La série "K", en partie publiée dans le second numéro de Dérives, interroge la notion d’identité à travers l’évocation d’une l’histoire déchirée entre la France et la Kabylie.
Cinéaste et plasticienne née en 1951, à Rolle (Suisse), Véronique
Goël vit et travaille à Genève.
Sa découverte, en 1974 lors de leur première rétrospective à la
cinémathèque de Lausanne, des films de Jean-Marie Straub et Danièle
Huillet est déterminante.
Sur un texte de l’écrivain Kateb Yacine, Soliloque 3 nous entraîne
dans une errance tantôt méditative, tantôt emprunte de révolte,
à travers les rues de la ville d’Oran en 1990.
www.veronique-goel.net
Diplômé de l’École Nationale Supérieure de Création industrielle de Paris, Adel Soufiane réalise des scénographies pour différentes manifestations culturelles (Les Rencontres de la Photographie d’Arles, le centre culturel Telemar à Rio de Janeiro...). Il signe parallèlement des courts métrages documentaires et de fiction : Kamel s’est suicidé six fois, son père est mort, 10’ (2007), La Cassette, 20’, 2006.
Ismaïl Bahri, né à Tunis en 1978 d’un père tunisien et d’une mère suisse, partage sa vie et son travail entre Paris et Tunis. Après des études à l’Institut supérieur des beaux-arts de Tunis, il quitte la Tunisie pour la France où il obtient un Doctorat en Arts et sciences de l’art. Les travaux d’Ismaïl Bahri prennent des formes diverses, allant du dessin à la vidéo, en passant par la photographie et l’installation. Chacune de ses œuvres explore des procédés et des matériaux qui lui sont propres mais ont en commun leur minimalisme et leur forte teneur graphique. Ses recherches portent sur des épiphénomènes où se jouent d’infimes mutations. Aussi y décèle-t-on des notions telles que l’éphémère, l’imperceptible et le vulnérable. Ismaïl Bahri a participé à de nombreuses expositions et festivals internationaux.
ismailbahri.com
Né en 1975, dessinateur et musicien, Mazen Kerbaj fait partie de la génération d’artistes qui ont créé une scène alternative à Beyrouth après la guerre civile (1975-1990). Entre le 14 juillet et le 15 août 2006, il a décidé de publier quotidiennement sur Internet (quand il le pouvait) des dessins sur la guerre au milieu de laquelle il se trouvait.
www.kerbaj.com
Edouard Beau pratique une photographie vagabonde qui cultive le goût du récit, de l’aventure humaine et de l’expédition politique. Les missions qu’il s’impose vers des territoires chaotiques, semblent être dictées par un désir d’apprendre comment le monde fonctionne, et d’en révéler ses détails, ses ruptures, ses bonheurs et ses combats.
Empruntant des « sentiers Kurdes », il nous offre des vues de ce nord de l’Irak, tiraillé par les conflits socio-politiques et religieux, dans lesquels l’être humain cherche à résister. Edouard Beau, est allé de Sangatte (2002) à Mossoul (2007) et s’est approché des cités assiégées, des fouilles, des soldats, des explosions et de la poussière, pour comprendre les mécanismes de l’exil et les voies de l’immigration.
www.dailymekanicmirror03.blogspot.com
Peter Snowdon est né dans le Northumberland, au nord de l’Angleterre, en 1964. Il a vécu en France, Egypte, Inde et Belgique, ce qui lui a permis de pratiquer divers métiers, surtout celui de journaliste, et d’assister, de près ou de loin — et même parfois de participer — à nombre de luttes sociales et politiques.
Depuis 2000, il crée aussi des films, d’abord documentaires, ensuite expérimentaux, plus récemment des fictions.
Il termine actuellement un master en beaux arts numériques au Sint Lukas Hogeschool de Bruxelles. Son dernier film est un documentaire en super 8, /La forêt, une fois/ (production AJC !).
www.redrice.net
Né au Liban en 1978, Wael Noureddine est écrivain, journaliste et poète. Ses films décrivent, de façon littéraire et critique, des situations réelles. Ils essaient de capturer les cicatrices physiques et mentales des conflits au Moyen Orient en résistant à la subjugation et la résignation. Il a réalisé Chez nous à Beyrouth, Ce sera beau (From Beyrouth with love), July Trip et A film far from beyond a God.
Philippe Cote est né en 1965. Il vit et travaille à Paris. Les films qu’il réalise depuis 1998 sont projetés dans des festivals et différents lieux en France et à l’étranger. Il a également proposé des séances de cinéma expérimental associant des « classiques » et des œuvres contemporaines.
philippecote.wordpress.com
Marie Combes & Patrick Renaud photographes vidéastes vivent et travaillent à Paris. Expérience et pratique
commune, co-réalisent des oeuvres depuis 1997. Leurs réalisations circulent sur les croisements et les frontières de la photographie et de la vidéo.
www.combesrenaud.com






